Un pavé dans la mare : pourquoi la bourse ne vous enrichira pas !

Inscrivez-vous à notre liste de diffusion (colonne de droite) pour être avisé de la parution de nos nouveaux articles et découvrez les secrets du portefeuille à dividendes croissants =========================================================⇒

Bonjour,

Je suis très heureux de vous retrouver pour notre rendez-vous hebdomadaire du vendredi soir.

Je vous souhaite à tous d’agréables fêtes de fin d’année en famille,  ainsi que tout ce que l’on peut désirer comme bonheur et partage pour cette période si particulière.

Le titre que j’emploie ce soir est volontairement provocateur. Il a pour objectif de vous faire comprendre que les marchés et la bourse ne sont pas à l’origine des gains que vous êtes susceptible d’enregistrer en achetant des actions. Ce qui doit concentrer toute votre attention, c’est l’entreprise qu’il y a au bout de l’investissement lui-même.

Or, voici ce qui vous en distrait largement :

I – Les courbes de prix

Il est dangereux de « vouloir faire des coups » en utilisant uniquement une analyse graphique. Chercher un raccourci dans la croissance de vos avoirs, en se référant à la simple évolution des prix est souvent contreproductif.

Voici un classique « ravageur » des raisonnements « Shadoks » appliqué à la bourse. Faut-il acheter un titre sur la bourse de Paris, qui a bien baissé (de plus de 30% depuis le début de l’année) et qui s’apprête, selon toute vraisemblance à rebondir fortement, sur un « support graphique de long terme » d’au moins 10 à 15%.

Non, pas pour cette unique raison : le  cours de bourse n’est pas une balle de tennis qui obéit aux lois de la physique en « rebondissant ».

Rien de garantit, en bourse, qu’un titre qui a déjà perdu 30% sur 1 ans, ne perde pas encore 30% sur le prochain mois, puis 60% supplémentaires sur le prochain trimestre, puis encore 50% l’année suivante. La seule limite à la perte additionnelle est la fameuse ligne située au bas du graphe : Zéro.

De même, consulter le palmarès des actions à haut rendement sur les sites boursiers est également contre-productif. C’est comme cela que l’on se retrouve avec du Pages jaunes en portefeuille pour son « rendement » de 11% et une moins-value latente de 80%.

Alors, que faut-il faire ? Quel est le secret ?

En règle générale, retenez qu’il est inutile de consultez les courbes de bourse.

Investissez votre temps dans la lecture des rapports financiers et des communiqués financiers des entreprises. Étudiez le passé d’une affaire en remontant sur au moins 5 ans, et idéalement, 10 ans. Faites quelques calculs simples de ratios financiers pour comparer les sociétés entre elles : rendement du dividende, taux de distribution du bénéfice, taux de croissance bénéficiaire, PER, PEG, rentabilités des capitaux propres et de l’actif, valeurs des actifs de la société. Nous aurons l’occasion de reparler de ces quelques indicateurs simples qui font toute la différence pour votre portefeuille, dans un prochain article.

La plupart des investisseurs ne font pas ce travail, et se réfèrent à des informations « de seconde main » pour prendre leurs décisions d’investissement. Cela vous donnera donc un énorme avantage concurrentiel sur la « masse » des investisseurs.

Raisonnez business et achetez des perspectives bénéficiaires corroborées par la capacité déjà démontrée dans le passé à faire de bonnes affaires et à enrichir l’actionnaire sur une longue période. Et plus c’est long, meilleur c’est.

Achetez vos titres lorsque les marchés vous les proposent à un prix raisonnable. Soyez patient et n’achetez rien dans l’unique but « d’occuper à tout prix l’argent disponible » ! Diversifiez vos investissements car nous ne sommes pas à l’abri des erreurs.

Et c’est à peu près tout !

La bourse n’est qu’une porte d’entrée, une organisation pratique pour accéder à l’investissement dans des entreprises que vous souhaitez engagées dans de bonnes affaires.

Vous n’investissez pas « en bourse » ou « sur les marchés financiers », vous devenez « copropriétaire » d’une entreprise et votre portefeuille est un ensemble de participations engagé dans différentes affaires rentables. La bourse vous permet de faire cela à moindre coût et de façon extrêmement plus simple que d’investir dans des PME. C’est tout.

II – Les « médias financiers »

Les médias financiers diffusent en permanence, à la TV, sur internet ou à la radio, de l’information financière et économique, sur fonds de musique stressante. Des chiffres défilent en permanence, sur plusieurs niveaux, et donnent le pouls de la bourse, en temps réel. Tout est fait pour créer une urgence dans votre esprit : le présentateur commente, minute par minute les rumeurs ou commente l’évolution des prix. De grands économistes (qui se contredisent et se trompent à longueur de temps) commentent les commentaires de la FED ou de la BCE, en tentant de trouver une explication à chaque micro-mouvement aléatoire de la « courbe », véritable danse du serpent.

Des gérants de fonds, qui ne battent (presque) jamais les indices, digressent avec un air sérieux sur la prochaine statistique macro-économique, qui n’est même pas encore sortie !

J’en passe et des meilleurs…

Cette agitation permanente sur fonds de bruit de sonnerie et de fonds sonore de hall de gare (je n’invente rien) a pour objectif de vous faire croire que vous êtes un « insider » bien informé et bien armé, qui va pouvoir prendre d »innombrables décisions d’investissement intelligentes, tout au long de l’année, en pompant, comme les « Shadocks », pour faire progresser votre portefeuille, à coup d’achats/reventes.

Elle a pour conséquence de vous pousser à transiger en augmentant les frais de courtage et en réduisant l’horizon naturel d’investissement : le long terme. Elle a pour conséquence de vous faire abandonner votre plan initial, si vous en aviez un, qui visait la stabilité dans l’investissement et la parcimonie dans les frais de courtage et les dépenses fiscales (impôt de bourse, impôt de plus-value).

Elle sert également à porter à la connaissance de prospects parfaitement ciblés, des publicités tapageuses pour des produits dérivés de court terme (produits de bourse) dont la probabilité de perte est très largement supérieure à la chance de gain, car il faut bien rémunérer l’émetteur qui, au global, gagne toujours, quoiqu’il arrive, comme les casinos de Las Vegas (CFD, Turbos, ou warrant).

N’importe quel évènement insignifiant est un prétexte pour vous pousser à transiger : vendre, avant de partir en vacances, vendre avant la clôture pour ne pas être « over night » avant une annonce politique. Racheter le matin en fonction du nouveau conseil du jour, qui ne fait l’objet d’aucun suivi dans le temps, et qui sera bien vite oublié quel qu’en soit le résultat. Acheter « la rumeur » avant la publication du prochain chiffre d’affaire trimestriel, vendre la « nouvelle » dès le lendemain.

De nombreux débutants en bourse tombent dans le panneau : les nouvelles macroéconomiques n’ont, dans 99% des cas, aucune importance à long terme pour un portefeuille correctement diversifié. Seul compte, à long terme, la société achetée et donc l’information financière qu’elle délivre périodiquement au marché.

Ne perdez pas de temps : intéressez-vous plutôt aux sites institutionnels des entreprises cotées !

Bonne soirée et bon week-end.

Stéphane Grimaldi

PS : partagez et commentez si vous aimez. N’hésitez pas à me poser toutes vos questions ou à me faire connaître vos opinion dans les commentaires ci-dessous…

Les informations délivrées par ce site sont données à titre pédagogique. Elles ne constituent en aucun cas des recommandations d’investissement ou un conseil en investissement financier. Le lecteur se doit d’étudier les risques avant d’effectuer toute transaction. Il est seul responsable de ses décisions d’investissement. En consultant cet article, vous reconnaissez que son auteur ne peut être tenu pour responsable des préjudices directs, indirects ou consécutifs découlant de l’utilisation des informations et matériels contenus dans celle-ci ou d’autres matériels auxquels vous pourriez avoir accès par le biais de liaisons hypertextes à partir de celle-ci. Les informations et les chiffres fournis peuvent comporter des inexactitudes. L’auteur peut détenir des titres ou produits mentionnés. Il ne prend jamais de positions opposées à ce qui est indiqué dans cet article de blog.

Vous aimerez aussi...

4 réponses

  1. Stéphane dit :

    Bonjour Davion,

    Effectivement, sur ce point, je suis largement en accord avec Philippe.

    Toutefois, je dois avouer que j’utilise parfois l’analyse technique dans la gestion de mes portefeuilles, en particulier lorsque je trouve le marché très cher et que je cherche à me couvrir contre une baisse transitoire des indices boursiers, par l’achat d’ETF (BX4).

    En pratique, l’analyse fondamentale occupe 90%/95% de mon temps et de mon énergie.

    Stéphane

  2. Davion dit :

    Bonjour,

    Votre approche est très proche de celle décrite par Philippe Proudhon, dans son blog « www.devenir-rentier.fr », lorsqu’il nous parle de « la bourse qui clignote et qui s’agite ».

    Comme lui, je vous trouve bien trop catégorique par rapport à l’analyse graphique/technique !

    Ne pensez-vous pas que l’analyse graphique ou technique puisse apporter un plus, si elle sert à compléter l’analyse fondamentale, notamment pour trouver un point d’entrée intéressant (ou un point de sortie) sur une action, par exemple ?

    Vous n’utilisez jamais l’analyse graphique ou technique, dans aucune circonstance ?

    Davion

  3. Stéphane dit :

    Merci pour vos encouragements.

    Stéphane

  4. Donald T dit :

    Bonjour,

    Merci beaucoup pour votre blog qui donne de bonnes informations sur la bourse. Ca donne envie de passer à l’action !

    Vos explications donnent un éclairage bien différent de ce que l’on peut lire ailleurs, loin du day trading et de l’agitation permanente.

    J’aime beaucoup.

    Donald T