Optimisez vos entrées et vos sorties grâce aux options 2/2…

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Bonsoir,

La technique que je mentionnais la semaine dernière peut sembler « extraordinaire » et particulièrement « excitante » pour un investisseur qui souhaiterait accroître le rendement global de ses investissements.

Toutefois, je souhaite vous donner quelques approfondissements sur ce qu’est véritablement le marché des options et sur la meilleure façon d’utiliser les options dans la gestion d’un portefeuille de titres « en bon père de famille ».

I – Acheter des options : un jeu mortifère !

Les acheteurs d’options en tant que groupe d’individus sont des perdants nets, tandis que les vendeurs d’options sont des gagnants nets à l’échelle du marché.

L’achat d’options est le jeu le plus meurtrier qui puisse être pratiqué sur les marchés financiers. Beaucoup de débutants ont la tentation de jouer les options parce que leur capital est faible, parce qu’ils ne peuvent pas gagner beaucoup d’argent à traiter sur les actions.

Ils considèrent que les options sont un substitut pour les actions et pour le capital de départ qu’ils ne possèdent pas. Or, ce n’est pas du tout exact. Les options n’évoluent pas comme les actions. Un investisseurs qui réussit sur les actions perdrait de l’argent à long terme, s’il achetait, à la place des calls et des puts sur les mêmes titres, au lieu d’acheter et de vendre directement des actions.

Si les options sont si dangereuses et meurtrières, en particulier pour les débutants, c’est qu’elles représentent des actifs qui perdent de leur valeur par simple écoulement du temps, toutes choses étant égales par ailleurs.

Vous pouvez acheter une action et si elle monte plus lentement qu’escompté, vous pouvez la garder un peu plus longtemps, en laissant à votre investissement le temps qu’il faut pour réussir. Un tel luxe  ne vous est pas permis avec l’achat d’options. Au fur et à mesure que la date d’expiration se rapproche, leur valeur chute vers zéro, si votre anticipation ou votre timing est mauvais.

Vous pouvez avoir raison sur le marché, avoir raison sur le secteur, avoir raison sur la valeur, et néanmoins perdre de l’argent sur l’option. Le simple fait que les options soient un actif qui perde de la valeur « temps » est un handicap puissant que l’on ne peut absolument pas surmonter à la longue.

II – Vendre des options : des risques certains !

La présentation que j’ai donnée la semaine dernière du marché des options pourrait laisser penser que l’investisseur qui s’engage dans une activité de vente d’options est gagnant à tout coup, et donc, qu’il n’existerait aucun risque à vendre des options.

Un peu comme si vous vous engagiez dans une activité aussi simple et lucrative que de ramasser tous les mois, deux ou trois billets de 100 euros déposés à votre attention, sur le trottoir d’en face !

C’est faux pour au moins deux raisons :

Il y a de l’argent à gagner à vendre des options car on encaisse la valeur temps que l’acheteur se propose de perdre, la plupart du temps, ce qui donne un avantage statistique. Après tout, tant qu’il y aura des personnes espérant s’enrichir rapidement, les ventes de tickets de loterie rapporteront gros !

Les options se vendent, souvent, à des prix supérieurs à ce qu’ils devraient être si on s’en tenait aux modèles de valorisation théoriques (par exemple, la formule mathématique de Black, Scholes et Merton) !

Toutefois, ce n’est pas parce que l’achat d’options est assurément un échec à la longue, que la vente d’options est un « jeu facile » et « toujours gagnant » pour autant.

– Il faut savoir qu’il est inexact de considérer que tout l’argent perdu par les acheteurs d’options va dans les poches des vendeurs d’options.  Il y a deux intermédiaires entre acheteurs et vendeurs, l’un est le courtier de l’acheteur et l’autre le courtier du vendeur et chacun d’eux prélève sa dîme.

– La vente d’options n’est pas en tous points comparable à la passation d’un ordre d’achat ou de vente d’une action sur le marché, car vous vous engagez à acheter ou à vendre un titre, quel que soit l’évolution future des marchés, pendant toute la durée de vie de l’option.

Certes, votre engagement peut être en quelque sorte, « révoqué » en rachetant l’option que vous aviez initialement vendue, si l’évolution du sous-jacent vous semble trop défavorable. Mais, dans cette hypothèse, le prix de ce rachat peut être très supérieur au premium que vous aviez initialement encaissé, entraînant la matérialisation une perte pour votre portefeuille boursier !

A l’inverse, après le passage d’un ordre de bourse, vous restez libre de le modifier ou de le révoquer, sans aucune conséquence financière pour vous, tant qu’il n’est pas exécuté.

C’est pourquoi, dans l’application des deux stratégies décrites la semaine dernière, je vous recommande de ne jamais vendre un nombre d’options dépassant le nombre de titres que vous êtes véritablement prêt à acheter ou vendre, selon le sens de l’opération.

Aller au delà devient de la pure spéculation et vous expose à des pertes importantes sur votre portefeuille !!!

A vendredi prochain, pour un nouvel article du blogbourse.fr !

Bonne soirée et bon week-end.

Stéphane Grimaldi

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