Optimisez vos entrées et vos sorties grâce aux options 1/2…

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Bonjour,

Pour notre rendez-vous de ce soir, j’ai décidé de vous montrer les grands principes d’une stratégie que beaucoup d’investisseurs particuliers ignorent complètement, et qui permet :

  • de baisser sensiblement le prix d’achat des actions que vous souhaitez incorporer dans votre portefeuille,
  • et d’augmenter sensiblement le prix de vente des actions que vous souhaitez revendre au sein de votre portefeuille.

Cette stratégie utilise des options sur actions. Ces options sont disponibles sur la plupart des grandes valeurs cotées à la bourse de Paris. La possibilité d’acheter des options est donnée par plusieurs courtiers en ligne, tel que Binck, par exemple.

Qu’est ce qu’une option ? Une option est un produit dérivé. Le vendeur (l’émetteur) d’une option prend l’engagement de vendre (call) ou d’acheter (put) le sous-jacent si l’acheteur fait valoir son droit (c’est-à-dire exerce son option).

En contrepartie de cet engagement, il encaisse la prime versée par l’acheteur.

S’il s’agit d’options américaines, l’acheteur peut exercer son droit à tout moment avant la date d’expiration ; s’il s’agit d’options européennes, il ne peut le faire que le dernier jour de cotation.

I – Vente d’un « PUT » pour réduire votre prix d’achat d’une action

La vente d’un put permet d’encaisser une prime en contrepartie de la prise de l’engagement de se porter acheteur d’un sous-jacent à un prix fixé (prix d’exercice ou « strike ») à une date fixée pour une option de type européen ou pendant une période définie dans le cas du type américain.

La prime procure un rendement contre un engagement possible et, dans le cas où le put n’est pas exercée, elle reste acquise au vendeur sans avoir eu d’action à réaliser pour cela.

L’intérêt réside dans le fait que le prix de vente de cette option est perçu immédiatement et tient lieu de rémunération pour un ordre cours limité que vous auriez passé de toute façon, et qui comme tel n’est exécuté que lorsque le cours baisse vraiment.

Vous êtes donc , en quelque sorte « payé » pour passer vos ordres d’achats à cours limités !

Si le cours du sous-jacent est au dessus du prix d’exercice de l’option à l’échéance dans le cas d’une option de type européen ou pendant la durée de vie de l’option si elle est de type américain, alors l’option ne peut être exercée avec un gain. Elle est alors abandonnée par l’acheteur de l’option sans valeur et le vendeur de l’option est libéré de ses obligations et il garde bien sûr la prime qu’il avait touchée !

Pour la gestion de vos entrées, je vous recommande de les utiliser pour les titres pour lesquels vous avez défini un niveau d’achat ou de rachat (ceux pour lesquels vous avez un avis positif et que vous souhaitez acheter).

Application pratique n°1 : imaginons que je souhaite me porter acheteur, dans les semaines à venir, de 2000 actions TOTAL au cours de 40 euros.

Pour cela, plutôt que de passer un ordre d’achat de 2000 TOTAL (FP) au cours limite de 40 euros, je décide de vendre une option de vente sur le marché des options, pour tenter d’optimiser mon prix d’achat.

Au moment où j’écris ces lignes, le titre TOTAL cote 42,68 euros, et le put Total Strick 40 € échéance mars 2017 cote 1,63 euros. En vendant un tel Put, je vais encaisser immédiatement une prime, définitivement acquise, de 1,63 euros x 2000 titres = 3260 euros.
Deux situations sont envisageables au terme :
TOTAL est au dessus de 40 euros, je conserve un gain additionnel pour mon portefeuille de 3260 euros. Je peux éventuellement renouveler l’opération sur les deux mois suivants, par exemple,

– et si, au terme de l’option, TOTAL est au dessous de 40 euros, l’exercice de l’option par l’acheteur de celle-ci me conduit à acheter 2000 TOTAL au cours que j’avais initialement défini, minoré de la prime encaissée, soit environ 38,37 euros hors frais (40 euros – 1,63 euros).

Mon prix d’achat a dont été optimisé grâce à l’usage des options !

II – Vente d’un « CALL » pour augmenter votre prix de vente d’une action

La vente de CALL(s) est une stratégie très utilisée par les gestionnaires de fonds ou de portefeuilles.
A partir du moment où vous êtes  vendeur sur certains niveaux d’un sous-jacent (une action, un indice, ….), pourquoi ne pas être payé pour placer un ordre de vente à cours limité, plutôt que de simplement passer cet ordre sans en tirer aucune rémunération additionnelle ?
C’est précisément ce que permet de faire la vente d’un CALL sur les titres que vous avez en portefeuille et que vous souhaitez revendre à un certain niveau de prix.
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▪ Application pratique n°2 : imaginons que je souhaite me porter vendeur, dans les semaines à venir, de 2000 actions TOTAL au cours de 44 euros.

Pour cela, plutôt que de passer un ordre de vente de 2000 TOTAL (FP) au cours limite de 44 euros, je décide de vendre une option d’achat sur le marché des options, pour tenter d’optimiser mon prix de revente.
Au moment où j’écris ces lignes, le titre TOTAL cote 42,68 euros, et le call Total Strick 44 € échéance mars 2017 cote 1,47 euros. En vendant un tel call, je vais encaisser immédiatement une prime, définitivement acquise, de 1,47 euros x 2000 titres = 2940 euros.
Deux situations sont envisageables au terme :
TOTAL est au dessous de 44 euros, je conserve un gain additionnel pour mon portefeuille de 2940 euros. Je peux éventuellement renouveler l’opération sur les deux mois suivants, par exemple,
– et si, au terme de l’option, TOTAL est au dessus de 44 euros, l’exercice de l’option par l’acheteur de celle-ci me conduit à vendre 2000 TOTAL au cours que j’avais initialement défini, majoré de la prime encaissée, soit environ 45,47 euros hors frais (44 euros + 1,47 euros).
_____________________

Je vous donne rendez-vous vendredi prochain à 17 heures pour la suite de nos aventures boursières et pour la suite de cet article !

Bonne soirée et bon week-end !

Stéphane

PS : commentez si vous aimez ! Merci d’avance.

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2 réponses

  1. Stéphane dit :

    Bonjour Patrick,
    Les risques sont expliqués dans la seconde partie de l’article, qui sera diffusé demain.

    Pour vendre un put, il n’est pas nécessaire d’en être propriétaire. En vendant un PUT ou un CALL, vous devenez, en quelque sorte, « l’émetteur » de ce contrat.

    Bien cordialement

    Stéphane

  2. Patrick dit :

    Bonjour staphane,
    Je n’ai pas bien compris une chose: pour vendre un Pût il me semble qu’il faut d’abord en être propriétaire, non?
    En regardant vos exemples, on peut penser que l’on est gagnant a tous coups. Quels sont les cas ou on peut être perdant? je n’ai pas bien compris.
    Merci