Le cours de TOTAL va-t-il rechuter ?

Bonsoir,

L’investissement dans les grands « majors » pétroliers, aura été le « hot spot » du début de l’année 2016. Avec un WTI tombé à 26 $, en février 2016, toutes les valeurs pétrolières et para-pétrolières ont fait les frais d’une contraction sévère des prix de l’or noir. Malheureusement, à l’époque, le « portefeuille à dividendes croissants » n’existait pas encore : dans le cadre de cette enveloppe, nous ne pouvions donc pas profiter des soldes, pour acheter les compagnies les plus solides ! En bourse, la baisse a été particulièrement sensible pour les sociétés « para-pétrolières » dédiées à l’exploration, ainsi qu’à la mise en production de nouveaux gisements. Les coupes budgétaires des grands donneurs d’ordres ont été drastiques, et certaines sociétés de premier plan, se sont retrouvées en perte sur l’exercice 2016 (Vallourec par exemple, en perte de 758 millions sur l’exercice 2016).

Depuis un peu plus d’un an, les cours du brut se sont quelque peu redressés. Parallèlement à cela, les valeurs pétrolières et para-pétrolières relèvent la tête. Un accord de l’OPEP sur les quotas de production par pays, intervenu en décembre 2016, a permis de réduire l’offre excédentaire et ainsi de hisser progressivement le cours du brut au dessus de 54 $. Cet accord a été reconduit pour neuf mois en mai 2017.

Beaucoup de commentateurs, qui prédisaient, début 2016, la poursuite de la baisse, nous prédisent aujourd’hui, la poursuite de la hausse, donc certains jusqu’à 100 $ et plus. Ce raisonnement par induction est-il le bon ?

Sur le font de la production, l’offre américaine reste pléthorique et les États-Unis ne se sont pas associés aux 11 pays producteurs « hors OPEP » qui, en décembre dernier, avaient rejoint le cartel, marqués par une volonté commune de soutenir les prix du brut par une limitation du niveau de production.

Or, depuis le léger redressement des prix, la tendance est à l’accélération de la cadence de production. Les coûts de production du pétrole de schiste se sont adaptés à la faiblesse des cours et sont devenus beaucoup plus concurrentiels. Pas besoin d’un baril à 70 $ pour être rentable désormais ; 45 $, voire 25 $ dans certains comtés du Texas, suffisent… Les investissements devraient progresser de 25% à 30% dans le secteur, en 2017. On estime en outre qu’aux États-Unis, chaque semaine, une dizaine de nouveaux puits sont mis en service depuis mi-novembre. Mais ce n’est pas tout. L’offre américaine est également en hausse du côté du pétrole dit conventionnel. A cela s’ajoute la volonté du nouveau président élu, Donald Trump, de lever les obstacles réglementaires liés à la protection de l’environnement, susceptibles d’entraver la production à plein régime aux USA, et notamment l’adhésion des États-Unis à l’accord mondial de Paris sur le climat et l’énergie !

Les États-Unis, en situation de quasi-autarcie énergétique, semblent plus que jamais affranchis de l’oligopole OPEP et des contraintes environnementales. Les cours peuvent donc rester sages encore un moment, voire même rechuter vers 35 $ le baril, ce qui pourrait nous permettre de faire des achats à bon compte, dans ce secteur de la cote !

C’est pourquoi, dès à présent, nous intégrons à notre watch-list la société « TOTAL », le fleuron français de l’extraction et de l’exploitation pétrolière.

Le groupe Total est une société pétrolière française privée appartenant à la catégorie des « majors » (désignant les six plus grandes compagnies pétrolières privées mondiales avec ExxonMobil, Shell, Chevron, BP, ConocoPhillips). Total est la 4ème compagnie pétrolière et gazière au monde. Le CA par activité se répartit comme suit :
– exploitation et production d’hydrocarbures (9,8%) : 2,4 millions de barils équivalent pétrole produits par jour en 2016, et répartis essentiellement entre Europe (30,9%), Afrique (26,8%), Moyen Orient (20,1%), Amériques (11,4%) et Asie-Pacifique (10,8%). En outre, le groupe développe des activités de transport, de stockage et de vente de gaz naturel, de gaz naturel liquéfié, de gaz de pétrole liquéfié et de charbon.
La répartition géographique du CA est la suivante : France (22,3%), Europe (47,8%), Amérique du Nord (10,3%), Afrique (10,2%), et autres (9,4%).
– raffinage et chimie (43,8%) : raffinage de produits pétroliers (exploitation de 19 raffineries dans le monde) et fabrication de produits chimiques de base (oléfines, aromatiques, polyéthylènes, fertilisants, etc.) et de spécialités (caoutchouc, résines, adhésifs, etc.). En outre, le groupe mène des activités de négoce et de transport maritime de pétrole brut et de produits pétroliers ;
– distribution de produits pétroliers (46,4%) : exploitation, à fin 2016, de 16 461 stations-service dans le monde. Total développe également des activités de génération d’électricité (à partir de centrales à gaz à cycle combiné et d’énergies renouvelables) ;

En 2016, Total a été la major pétrolière qui a conservé la meilleure rentabilité, dans un contexte difficile.

Le dividende de Total est globalement en croissance, sur les trente dernières années, même si celle-ci n’a pas été régulière. Dans les périodes difficiles, la société a toujours eu a cœur de maintenir une distribution pérenne au profit de ses actionnaires et n’a jamais considéré le dividende comme une variable d’ajustement. Ce dividende est actuellement versé sur une base trimestrielle, et peut être réinvesti en actions avec une décote, ce qui offre un avantage financier supplémentaire aux actionnaires les plus fidèles.

Le dividende de 2016 a été de 2,45 euros, ce qui offre un rendement au cours actuel, de 5,44 % !

Vous l’avez compris, nous attendons un creux de marché pour bâtir une position sur le titre…

Je vous souhaite un très bon week-end, bien ensoleillé.

Stéphane

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